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	<title>Le Blog de Faouzi Lamdaoui &#187; Billet d’humeur</title>
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	<description>Le blog de Faouzi Lamdaoui</description>
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		<title>Crise de confiance au sommet de l’Etat</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 17:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Faouzi Lamdaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d’humeur]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que la perspective des vacances auraient de quoi réjouir les Français, du moins ceux qui ont la chance de pouvoir en profiter, rarement un début d’été n’aura été marqué par un tel sentiment de malaise dans la population
Ecoutant avec grande attention les citoyens dans les rues d’Argenteuil, j’ai le sentiment en ce début du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la perspective des vacances auraient de quoi réjouir les Français, du moins ceux qui ont la chance de pouvoir en profiter, rarement un début d’été n’aura été marqué par un tel sentiment de malaise dans la population</p>
<p>Ecoutant avec grande attention les citoyens dans les rues d’Argenteuil, j’ai le sentiment en ce début du mois de juillet que plus personne ne croit en l’action de ce gouvernement. Plus grave encore, vous êtes nombreux à me confier que vous avez du mal à croire encore en la politique, en sa capacité de vous offrir un avenir meilleur. Comment a-t-on pu en arriver là　? Quelques éléments permettent à mes yeux de mieux cerner les causes de ce triste constat　:<br />
<strong><br />
- La crise économique : </strong>contrairement à ce que veut nous faire croire le gouvernement, la crise n’est pas terminée, elle ne fait que commencer. Il faut dire la vérité aux Français : sans politique vigoureuse, la crise obèrera durablement l’avenir du pays et le gouvernement devra en porter la responsabilité.</p>
<p><strong>- La crise sociale　: </strong>c’est celle que nous constatons au quotidien à titre individuel, dans nos familles　et parmi nos proches. Un taux de chômage qui frôle les 10% et bien plus encore dans les quartiers difficiles (ce que se cache bien de nous dire le gouvernement),　 des emplois de plus en plus précaires, des difficultés pour se loger, se soigner… Là encore, le gouvernement est aux abonnés absents.</p>
<p><strong>- La crise politique　:</strong> outre l’absence de réponses concrètes aux souffrances des Français, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de se muer en «　République du contre exemple　» selon l’excellente expression de François Hollande. C’est «　faites ce que je dis, pas ce que je fais　». Qu’il s’agisse des cigares de monsieur Christian Blanc, des lourds soupçons qui pèsent sur Eric Woerth ou encore de l’attitude scandaleuse de certains ministres sans scrupules qui osent cumuler leur indemnité ministérielle avec leur retraite de parlementaire, la liste des contre-exemples est longue et la réaction du gouvernement….inexistante.</p>
<p><strong>- La crise démagogique :</strong> au fond, c’est peut-être la plus grave. Quand j’apprends que le Président de la République se rend de nuit à la Courneuve, quand j’observe que le Premier Ministre ne vient à Argenteuil que pour inaugurer une mosquée, comment ne pas y voir les aspects les plus répugnants de la politique de la droite　où la communication, la démagogie fait office de politique　? Ce n’est pas d’inauguration ou de visites dont ont besoin les Français, mais d’actes. Combien d’emplois créés　dans les quartiers? Combien de logements sociaux　? Quels effectifs de police de proximité　? Ces questions restent hélas lettres mortes.</p>
<p>Ces crises ont un point commun : le gouvernement attend qu’elles passent, qu’on n’en parle plus. Cette attitude passive, outre le fait qu’elle ne répond pas aux attentes de la population, aggrave la situation et plonge plus durablement encore le pays dans la crise.</p>
<p>En tant que responsable politique, il m’est impossible de me réjouir de l’échec du gouvernement. Si les citoyens ne croient plus en la politique, ce n’est ni la gauche, ni la droite mais la démocratie toute entière qui est en danger. Nous sommes nombreux à Argenteuil comme au sein de l’association Répondre à gauche à construire tous ensemble le socle d’une politique alternative car elle seule pourra redonner aux Français confiance en l’avenir de leur pays.</p>
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		<title>G 20 : Le pire est à craindre</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 14:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Faouzi Lamdaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rideau vient de tomber sur le G 20 de Londres sans que la logique néolibérale ne soit ébranlée. Faute d’audace, aucun remède radical n’a été apporté à la crise économique qui sévit aux quatre coins du monde. Le G 20 s’est contenté de renflouer le FMI et la Banque mondiale de 1000 milliards de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rideau vient de tomber sur le G 20 de Londres sans que la logique néolibérale ne soit ébranlée. Faute d’audace, aucun remède radical n’a été apporté à la crise économique qui sévit aux quatre coins du monde. Le G 20 s’est contenté de renflouer le FMI et la Banque mondiale de 1000 milliards de dollars et de quelques ajustements à la marge. Juste de quoi donner l’illusion d’un changement. L’annonce d&#8217;un « nouvel ordre mondial » est désormais de l’ordre du vœu pieux. Aucune remise en cause du système capitaliste, responsable de la débâcle actuelle, n’est sérieusement envisagée. En matière de relance économique, aucun nouvel engagement n’a été enregistré. Le G 20 s’est borné à additionner les mesures déjà connues qui, selon lui, devraient totaliser 5000 milliards de dollars à la fin 2010. Même déception en ce qui concerne la lutte contre les paradis fiscaux. <span id="more-163"></span></p>
<p>Le G 20 a préféré inscrire sur sa liste noire les Philippines, l&#8217;Uruguay, la Malaisie et le Costa Rica mais pas la City ou d’autres places financières européennes qui fonctionnent pourtant selon des principes identiques. Le même traitement de faveur à été réservé aux places chinoises de Hong Kong et Macao, ainsi qu’à l’Etat du Delaware aux Etats-Unis. Comme toujours on accable les « petits » pour mieux épargner les « grands ». Cette politique du deux poids deux mesures est insupportable et rend vaine toute tentative de mettre au pas les paradis fiscaux. Quant à la décision de lutter contre le « protectionnisme », elle est tout simplement absurde. Les pays du G 20 sont les premiers à recourir au protectionnisme lorsque leurs économies tirent la langue. Mais quel mal y a-t-il à vouloir se protéger en tant de crise ? En réalité, ce sommet organisé en grandes pompes n’a pas été à la hauteur des enjeux. Résultat : quelques mesures bricolées à la hâte et des milliards de dollars offerts FMI, certainement pour le remercier d’avoir mis sur la paille de nombreux pays à coup d’ajustements structurels. Pour les banques, la fête continue. Elles seront maintenues sous perfusion sans l’obligation de se soumettre au contrôle ou aux orientations des états.</p>
<p>Ce n’est pas en décrétant qu’il faut rendre plus moral le capitalisme qu’on va sortir la planète du marasme dans lequel elle se débat. Les effets d’annonce ne vont pas sauver les millions d’humains en proie à la famine et au désespoir. A sa prochaine réunion, prévue à la fin de l’année à New-York, le G 20 ne fera que constater l’échec de sa politique et la catastrophe humanitaire qu’elle aura engendrée. Pour le coup, la montagne a vraiment accouché d’une souris.</p>
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		<title>Le temps des actes</title>
		<link>http://faouzilamdaoui.fr/2009/02/10/le-temps-des-actes/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 17:16:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Faouzi Lamdaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d’humeur]]></category>

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Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a brillé par son incohérence et son mépris. Sa dernière prestation télévisée « Face à la crise » n’a fait que creuser un peu plus le fossé qui le sépare des Français. Sarkozy n’a donc rien entendu des revendications de la grande mobilisation du 29 janvier dernier. Il répond aux attentes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="Photo de Sarkozy" src="http://www.faouzilamdaoui.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/ilustr.jpg" alt="Photo de Sarkozy" width="177" height="100" /></p>
<p>Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a brillé par son incohérence et son mépris. Sa dernière prestation télévisée « Face à la crise » n’a fait que creuser un peu plus le fossé qui le sépare des Français. Sarkozy n’a donc rien entendu des revendications de la grande mobilisation du 29 janvier dernier. Il répond aux attentes de nos concitoyens par une opération de communication qui ne trompe plus personne. Alors que les syndicats attendaient l’ouverture de négociations, il se borne à leur fixer un rendez-vous à une date qu’il choisie unilatéralement. Pourquoi faire ? Nul ne le sait ! En revanche, il est clair qu’il n’envisage ni l’augmentation du smic, ni la revalorisation des salaires.</p>
<p>Plus grave, Sarkozy annonce la suppression de la taxe professionnelle en 2010 sans concertation préalable. Alors que cet impôt représente l’essentiel des revenus des collectivités locales – près de 30 milliards d’Euros –, Sarkozy reste muet sur les modalités de compensation. Qui va payer ? Les entreprises ? Les ménages ? Le flou qui entoure cette mesure se traduira forcément par plus d’inquiétude et, in fine, par un report des investissements prévus par les collectivités. Pour être efficace, une telle mesure n’est envisageable que dans le cadre d’une réforme globale de la fiscalité, plus juste et plus équitable.</p>
<p>Pas un mot sur la Guadeloupe en grève générale contre la vie chère depuis le 20 janvier. Le mépris affiché par le Président n’a eu pour effet que de durcir le mouvement qui s’étend aujourd’hui à la Martinique, pour peut-être toucher demain le pays dans son ensemble. Il y a péril en la demeure M. le Président. Les français n’ont plus d’oreille pour vos fausses compassions et se méfient de vos effets d’annonce. Ils veulent un nouveau modèle de partage et attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations, notamment du travail et du pouvoir d’achat. Voici venu le temps des actes !</p>
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		<title>François Hollande :&#160;&#187;Il faut maîtriser l&#8217;endettement public&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 14:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Faouzi Lamdaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d’humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ancien premier secrétaire du PS appelle à compléter à la fois le plan de relance du gouvernement et celui présenté par Martine Aubry. Les ménages les plus aisés devraient contribuer à cette maîtrise des déficits.
La motion de censure du PS est-elle le signe d&#8217;une crise politique ?
C&#8217;est le signe qu&#8217;il y a une crise du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="francois" src="http://s222533703.onlinehome.fr/faouzilamdaoui/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/francois.jpg" alt="francois" width="93" height="117" align="left" />L&#8217;ancien premier secrétaire du PS appelle à compléter à la fois le plan de relance du gouvernement et celui présenté par Martine Aubry. Les ménages les plus aisés devraient contribuer à cette maîtrise des déficits.</p>
<p>La motion de censure du PS est-elle le signe d&#8217;une crise politique ?<br />
C&#8217;est le signe qu&#8217;il y a une crise du sens de la politique conduite depuis maintenant un an et demi. Et la motion de censure a vocation à appeler à un changement de cap.<br />
La journée d&#8217;action de jeudi est-elle porteuse du risque d&#8217;une crise sociale ?<br />
Nous ne sommes pas encore dans une crise sociale, mais dans l&#8217;exigence d&#8217;un dialogue social, qui, s&#8217;il était ignoré, ou pire encore rejeté, pourrait conduire à des conflits graves.</p>
<p><span id="more-46"></span></p>
<p>C&#8217;est au président de la République, puisqu&#8217;il veut décider de tout, de prendre la mesure des menaces qui pèsent sur la France. Ou il s&#8217;obstine, s&#8217;entête, se rengorge, et « tout est possible », comme il l&#8217;avait dit lui-même, ou il engage une grande concertation avec l&#8217;opposition, les partenaires sociaux et les collectivités locales, et alors le pays pourra, dans cette crise exceptionnelle, prendre des mesures exceptionnelles.<br />
À ce propos, le gouvernement critique la relance de la consommation que propose le PS en disant que cela favorise les importations.<br />
Il n&#8217;y a pas que la consommation qui tire l&#8217;importation, l&#8217;investissement aussi. Si chaque État raisonnait ainsi, je ne vois pas comment nous arriverions à relancer le commerce mondial. Les importations des uns sont les exportations des autres. Et tout plan de relance doit concilier trois impératifs : le soutien à la consommation, la préparation de l&#8217;avenir avec l&#8217;investissement et la maîtrise de l&#8217;endettement public.<br />
Ce qui n&#8217;est pas le chemin pris?<br />
Le gouvernement a laissé filer les déficits depuis deux ans, il a décidé d&#8217;un paquet fiscal sans effet sur l&#8217;économie réelle et il a multiplié les cadeaux, sans réforme structurelle ni pour l&#8217;État ni pour la Sécurité sociale, si bien que, hélas, les déficits vont atteindre un record historique fin 2009, sans doute proche de 6 % du PIB.<br />
Le contre-plan du PS ne résout pas cette question?<br />
C&#8217;est pourquoi il doit être complété par un plan de redistribution fiscale, qui permette d&#8217;éviter la fuite en avant vers l&#8217;endettement. Et, comme l&#8217;origine de la crise, c&#8217;est la déformation dans la répartition des revenus, la sortie de la crise, c&#8217;est chercher un nouvel équilibre pas seulement entre capital et travail mais aussi entre les revenus du travail. Il faut revenir sur les baisses d&#8217;impôt sur les tranches supérieures, mettre fin aux mécanismes de stock-options, retraites chapeau, primes de départ? et allégements d&#8217;ISF.<br />
Deux mois après l&#8217;élection de Martine Aubry, la tension reste vive au PS. Comment y remédier ?<br />
Le Parti socialiste doit être à la hauteur de la situation. Il ne doit pas être tourné sur lui-même mais vers les Français. Il y a trois urgences : la pugnacité, dans son travail d&#8217;opposition, l&#8217;unité dans les rapports avec lui-même, et la crédibilité, car la présidentielle de 2012 se jouera essentiellement sur cette question. Pas simplement qui veut mais qui peut mettre la France sur la voie du redressement et de la croissance. L&#8217;unité, c&#8217;est la première étape de la crédibilité. Quant à la pugnacité, mieux vaut l&#8217;avoir avec ses adversaires qu&#8217;avec ses amis.</p>
<p>Propos recueillis par Hélène Fontanaud et Ivan Best.</p>
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