PARIS, 10 mai 2010 (AFP) – Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire national du PS à l’égalité, juge lundi que les attaques politiques contre le film de Rachid Bouchared « Hors-la-loi » « bafouent un principe constitutionnel: « la liberté de l’expression artistique ».
« Les attaques politiques contre le film +Hors-la-loi+ bafouent un principe constitutionnel de la République : la liberté de l’expression artistique », écrit dans un communiqué M. Lamdaoui, membre du Conseil National du PS.
Jugeant que ce film est une « oeuvre de fiction », « une oeuvre d’art », il estime que le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, qui, sans l’avoir vu, l’a taxé de « révisionniste », « n’a aucune qualification pour juger de l’art ».
Pour lui, « l’art n’appartient à aucun dépositaire d’autorité publique ou privée ».
« La censure est le premier palier du despotisme. Le député Lionnel Luca invente le délit de sujet, la censure thématique, la discrimination appliquée à l’art », estime M. Lamdaoui. Il rappelle une résolution du Parlement européen selon laquelle « la création artistique doit bénéficier du plus haut degré de liberté d’expression ».
M. Luca serait, dit-il, « bien inspiré de réviser les grands classiques, censurés en leur temps, et notamment Voltaire et sa défense des victimes de l’intolérance et de l’arbitraire ».
En lice pour la Palme d’or au Festival de Cannes qui s’ouvre mercredi, le long métrage suit, de la fin des années 1930 à l’indépendance algérienne en 1962, le destin de trois frères à travers les tumultes de l’Histoire franco-algérienne.
cp/rhl/DS
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Il faut dire que ces attaques politiques font peur à certains qui aujourd’hui à travers ce film peuvent se sentir viser. Certains encore coupables sont aujourd’hui vivant et seront certainement pas attaquer. L’histoire à travers ce film fait-il pas parti d’une démocratie d’expréssion et surtout d’ouvrir la conscience au monde qui est aujourd’hui sous l’emprise d’un lobby. Ce n’est pas François Mittérand qui porta jadis la casquette d’ancien ministre sous la colonisation de l’ Algérie, ce n’est pas lui aussi qui a tout fait pour garder l’Algérie en multipliant les contageants français en Algérie. Et c’est De Gaulle, président de droite qui a donné un coup d’arrêt et c’est lui même qui a tout fait pour que l’Algérie ait son autonomie. Quand la vérité dérange, la seule solution est la censure. Pourquoi nous avons pas censurer »La liste Chindler », ou bien « Au nom de tous les miens »?L’art cinématographique est souvent la traduction de faits ou d’histoires vécu qui appartient au monde, si on attaque la liberté cinématographique, on attaque la liberté du savoir et surtout un savoir que les générations futurs ne pourront plus utitilisé à leur propre réfléxion intellectuel. Lire un livre est plus dur aujourd’hui pour un enfant à comprendre que regarder un film. L’enfant comprend plus vite l’expréssion de l’art à travers le cinéma que dans les livres.