C’est une récession beaucoup plus grave qui se profile, que celle prévue par le gouvernement. Beaucoup plus grave par son ampleur, mais aussi par ses effets multiples sur la vie des Français, sur leur pouvoir d’achat, sur l’emploi et le chômage.. Voilà en résumé ce qui ressort de la note de conjoncture de l’Insee ( 20 mars)
La violence de la récession transparaît d’abord au travers d’un premier chiffre. Le recul de la croissance a été de -1,2% au quatrième trimestre de 2008 contre une prévision de -0,8% en décembre. Et sur les deux trimestres qui suivent la tendance est aussi dépressive, puisque l’Insee escompte une chute du produit intérieur brut (PIB) de -1,5% au premier trimestre de 2009 et de -0,6% au deuxième. Sur l’ensemble du premier semestre de l’année en cours, l’acquis de croissance serait donc gravement négatif de -2,9% à la fin du mois de juin.
Par prudence, l’Insee se garde toujours de faire des prévisions au-delà de l’horizon d’un semestre. La note ne se prononce donc pas sur ce que pourrait être le bilan de l’activité à la fin de 2009. Mais à observer la pente actuelle, on devine que les prévisions officielles du gouvernement, qui parle d’une récession de seulement -1,5% pour 2009, avant un rebond de l’activité de +1% en 2010, n’est pas du tout en phase avec le profil actuel de l’économie. Si l’acquis de croissance est de -2,9% fin juin, il faudrait que le second semestre soit marqué par un véritable boom économique pour que la prévision annuelle du gouvernement se révèle être la bonne. (Lire la suite…)