4 mars 2011 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités, une
Ainsi, le fameux discours de Latran de décembre 2007, à Rome, où Nicolas Sarkozy, intronisé chanoine, a proclamé que « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur », loin d’être un artefact politique, annonçait une entreprise préméditée de délaïcisation des institutions.
Le chef de l’Etat repart, au Puy-en-Velay, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, en croisade électorale. Il dispute à l’extrême droite son terrain de chasse traditionnel, se fait solennellement le porte-drapeau du conservatisme rétrograde, récupère, à des fins politiques, des valeurs chrétiennes indépendantes de ses prérogatives, et n’hésite pas à rallumer la mèche de la guerre sociale, au mépris des fondements laïques de la République et de la Constitution, qui garantit l’égalité absolue de tous les citoyens, en dehors de toute considération convictionnelle.
Nicolas Sarkozy qui s’apprête, le 1er mai prochain, à honorer de sa présence la cérémonie de béatification du Pape Jean-Paul II au Vatican, impose au pays un néo-Concordat antinomique des lois républicaines. La concomitance de ce prosélytisme officiel avec la relance du débat sur la place de l’Islam, instaure de fait, au sommet de l’Etat, une nouvelle doctrine de « préférence religieuse ».
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6 janvier 2011 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités
Le marketing politique tente d’imposer en France, par tous les moyens de séduction, la discrimination positive, au moment même où les juristes américains en démontent les effets pervers. Faut-il rappeler que cette politique sélective, née aux États-Unis dans les années soixante, prévoit un traitement préférentiel pour les minorités ethniques en matière de travail, d’éducation et de passation des marchés publics.
L’affirmative action avait pour principal objectif de décommunautariser la société américaine à une époque charnière où les luttes contre les discriminations et le mouvement pour les droits civiques atteignaient leur apogée. Force est de constater que, dans ce pays communautariste, l’appartenance ethnique n’est que l’alibi subjectif aux inégalités sociales, qui provoquent et renforcent, en retour, le repli identitaire. La discrimination positive, elle-même discriminatoire par définition, a abouti au résultat contraire du but recherché. Elle a déclenché un nouveau phénomène de stigmatisation à l’encontre de ses bénéficiaires, accusés d’accéder à des postes en vue sans compétences et sans qualifications. Elle a également dévalorisé les diplômes obtenus dans son cadre.
La France n’est pas et ne sera jamais un pays communautariste. Son histoire, ses traditions, ses garde-fous institutionnels l’en préservent. Sa résistance à l’introduction de l’affirmative action se poursuivra. Il n’est pas anodin que la Cour Européenne de Justice, dans son arrêté du 17 octobre 1995, ait jugé la discrimination positive, comme une discrimination à rebours. La Constitution établit, dans son article premier, l’égalité absolue de tous les citoyens en dehors de toute distinction.
Le sarkozysme justifie la discrimination positive par la nécessité de rétablir l’égalité des chances, une formule creuse qui ne signifie rien concrètement. L’égalité se juge à l’arrivée et non au départ. Le Conseil Constitutionnel s’est opposé, à plusieurs reprises, à toute différenciation sur des critères interdits par la loi fondamentale. Les solutions technocratiques des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et des Zones d’Education Prioritaires (ZEP) n’ont eu pour effets que le renforcement du cloisonnement socio-urbain et le confinement territorial de l’échec scolaire. La société française a besoin non point de paternalisme, mais de fraternalisme comme l’avait formulé Aimé Césaire.
La discrimination positive n’est que le dernier avatar du mythe d’intégration. L’échec des politiques en matière d’immigration, depuis la Seconde guerre mondiale, s’explique largement par le recours systématique au concept archaïque d’intégration, hérité de la période coloniale. Les peuples colonisés étaient considérés comme des peuplades arriérées, sauvages, et barbares, par les puissances européennes qui s’investissaient d’une mission civilisatrice.
L’égalité, inscrite au centre des principes républicains, ne peut se réaliser que dans la reconnaissance de l’autre pour ce qu’il est, dans sa rencontre, dans le dialogue qui le respecte comme autre. L’égalité s’éprouve dans le vivre-ensemble des dissemblables. Il ne s’agit pas d’intégrer l’autre, mais de créer une synergie qui enrichit l’un par l’autre.
Le concept d’intégration fait partie d’un schéma élaboré par les penseurs positivistes du dix-neuvième siècle, convaincus que les progrès techniques allaient résoudre tous les problèmes de l’humanité. Ce schéma se décline en trois étapes : insertion-intégration-assimilation.
Dans un premier temps, le peuple colonisé était déprécié, infériorisé, infantilisé. Sa culture était discréditée. Ses croyances diabolisées. Ses créations artistiques dénigrées. Son organisation sociale était déstructurée. Ce violent processus d’acculturation prenait la forme d’un lavage de cerveau collectif. La personne humaine était transformée en matière malléable pour être coulé dans le moule colonial. Dans un deuxième temps, il était procédé à un tamisage social pour trier, isoler, détacher les éléments destinés à une insertion dans l’appareil de production. La phase de l’insertion correspondait à l’encadrement éducatif, qui atomisait les dernières velléités de résistance. L’étape de l’intégration était une mise à l’épreuve, un examen de passage, qui incluait le colonisé dans le système économique ou le corps militaire.
Quant à la phase de l’assimilation, elle était réservée à l’élite locale, comme une récompense suprême à l’intégration parfaite. Les colonisés les plus coopératifs pouvaient, dès lors, prétendre à la nationalité française. Tous les autres restaient des indigènes.
La richesse de la société française puise sa source dans sa diversité ethnique, culturelle, confessionnelle. Le cadre laïque est suffisamment souple, fiable, dialectique, pour féconder ses multiples potentialités. Le patrimoine français s’est créé, au cours des siècles, comme une mosaïque, multiforme et solidaire, sans cesse alimentée d’apports endogènes et exogènes différents. C’est cette diversité constitutionnelle qui distingue le génie créateur français, son classicisme et son universalité.
La société n’a nul besoin d’intégration. Elle a besoin d’égalité. Pour cela, il faut une réelle volonté politique pour en finir avec les discriminations qui frappent la jeunesse des quartiers défavorisés notamment dans le secteur de l’éducation et de l’emploi. Le pacte intergénérationnel préconisé par François Hollande est la meilleure piste jamais proposée en matière de solidarité dans le travail. Son objectif est de favoriser l’accès à l’emploi des jeunes, en exonérant les employeurs des charges et en recourant au tutorat des seniors, qui transmettront leurs compétences aux jeunes générations. Cette politique s’appuie sur un dispositif plus large de lutte contre toutes les formes de discrimination. A l’instar du bilan social, un « bilan de l’égalité » devra mesurer les avancées réelles de cette politique ambitieuse qui rompt avec l’immobilisme actuel.
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31 décembre 2010 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités
Une année noire s’achève. Inutile de revenir sur les effets dévastateurs d’une crise qui perdure, sur les tristes événements et les sinistres discours. La roue de l’infortune tourne, depuis trop longtemps, à l’envers. Ce cycle néfaste finira bien par s’éteindre. Les prochaines échéances promettent un nouveau paysage et je ferai tout avec les socialistes et toute la Gauche pour que l’alternance intervienne en 2012.
Plus que jamais, notre République a besoin de retrouver ses principes fondateurs, les droits de la personne humaine sont bafoués dans la vie quotidienne, l’égalité est menacée, la solidarité sapée par des mesures discriminatoires. Les acquis sociaux, le régime solidaire de la retraite, les libertés individuelles et collectives doivent être défendus, coûte que coûte.
En cette période de réjouissances, patiemment attendues, difficilement consenties, je souhaite aux Argenteuillaises et aux Argenteuillais de joyeuses fêtes, avec une pensée particulière pour les plus fragiles, les plus pauvres. Puissent les années à venir vous apporter à toutes et à tous réconfort et prospérité.
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17 décembre 2010 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités

Les prochaines élections auront lieu au mois de mars 2011, elles permettront aux citoyens du Val-d’Oise d’élire leurs représentant(e)s au sein du Conseil général.
Les Argenteuillais concernés par ces élections sont ceux du canton Ouest et canton Nord.
Pour exprimer son choix, il faut impérativement être majeur, de nationalité française et être inscrit sur les listes électorales.
Date butoir : vendredi 31 décembre 2010
Après, il sera trop tard ! ! !
Trois possibilités pour vous inscrire :
1) Vous rendre au service Population
Hôtel de Ville,
12-14 Boulevard Léon Feix .
Tél. : 01.34.23.41.00
Du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30, le samedi de 8h30 à 12 h.
Se munir d’une pièce d’identité en cours de validité et d’un justificatif de domicile récent.
Les ressortissants des pays européens peuvent s’inscrire pour les élections européennes.
2) Vous pouvez également vous inscrire sans vous déplacer en remplissant et en renvoyant le ou les formulaires téléchargeables ci-dessous au service population.
Téléchargez les formulaires d’inscriptions :
(N’omettez pas d’envoyer également une photocopie de votre pièce d’identité et un justificatif de domicile)

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12 décembre 2010 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités
AFP – 11.12.2010 – Plusieurs responsables socialistes, proches de François Hollande, ont brocardé samedi Marine Le Pen, estimant qu’elle avait sorti « l’oriflamme fasciste » en établissant un parallèle avec l’Occupation pour vilipender « les prières de rue » des musulmans.
Dans un communiqué commun, Kader Arif, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, membres du Bureau national, et Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du Parti socialiste, estiment que la vice-présidente du FN a vendredi « dépassé le racisme primaire et l’islamophobie populiste ».
« Marine Le Pen sort l’oriflamme fasciste, elle déborde son père sur le terrain de l’extrémisme. Le lepenisme jette le masque et montre, au grand jour, le visage hideux qu’il veut donner à notre pays », ajoutent-ils.
Pour eux, le discours de Mme Le Pen « s’attaque directement à la laïcité qui garantit la liberté du culte à toutes les religions, et aux principes constitutionnels qui établissent l’égalité absolue de tous les citoyens et fondent la République ».
« Jamais, depuis la seconde guerre mondiale, où des centaines de milliers de musulmans ont laissé leur vie sur les champs de bataille pour la libération de la France, un tel discours de haine n’a été tenu par des Français contre d’autres Français. La surenchère xénophobe accouche aujourd’hui de la bête immonde que l’humanité croyait à jamais éteinte », concluent-ils.
A Lyon où elle était en campagne pour la présidence du FN, Marine Le Pen, a dénoncé vendredi soir « les prières de rue » de musulmans en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières « d’occupation », sans « blindés » ni « soldats », mais d’ »occupation tout de même ».
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1 décembre 2010 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Actualités
L’exaspération est grande, la frustration amère, la colère encore sourde. Descendus dans la rue par millions à l’automne, les Français attendent plus que jamais de la part du Gouvernement une réaction à la hauteur de leur mécontentement. Ils n’ont reçu en guise de réponse qu’un remaniement aux airs de jeu de chaises musicales et un exercice d’autosatisfaction du Premier Ministre en guise de discours de politique générale.
Plus grave encore, le Pésident de la République ainsi que des Ministres du Gouvernement sont cités voire mis en cause dans le cadre de nouvelles affaires liées cette fois-ci aux attentats de Karachi. Alors que l’affaire Woerth-Bettencourt n’est toujours pas élucidée, celle-ci vient renforcer le sentiment de défiance de nos concitoyens à l’égard des responsables politiques.
Dans ce contexte, je le dis clairement : l’attitude actuelle de certains de mes camarades socialistes doit cesser. Il est indécent, à l’heure où les Français souffrent et attendent de nous un message fort, que certains se livrent à un bal des égos insupportable à coups de « pactes », d’alliances défaites sitôt constituées et de déclarations de candidature prématurées. Les socialistes doivent cesser de parler d’eux-mêmes et se tourner sans attendre vers les Français, leurs inquiétudes et leurs espoirs.
Je tiens à mettre solennellement en garde l’ensemble des femmes et des hommes politiques qui partagent nos idéaux républicains. Si nous ne nous mettons pas en situation de répondre à l’appel que les Français nous ont lancé cet automne, le pire est à craindre.
Les contextes historiques de crise ont toujours encouragé le repli sur soi, la tentation xénophobe et la recherche du bouc émissaire. Il est temps pour les républicains, et en premier lieu pour les socialistes, de se lever et de porter l’espoir dans le pays.
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15 novembre 2010 par Faouzi Lamdaoui | Posté dans Billet d’humeur
« Tout ça pour ça ». Telle est l’expression qui nous est venue à l’esprit de chacun d’entre nous quand fut annoncée, hier soir, la composition du nouveau Gouvernement. Après une étrange période de six mois au cours de laquelle les Ministres se savaient en sursis, nous avons donc appris que le Gouvernement avait décidé…de ne rien changer, ou presque.
Quel est donc le nouveau cap, la nouvelle perspective, le nouveau sens donnés par le chef de l’État si tant est qu’il en ait déjà donnés auparavant? Je n’en vois pas. Le changement concerne-t-il les personnes? Pas davantage. On assiste au contraire à un rétrécissement de l’équipe gouvernementale sur l’ex-RPR. Pour la nouveauté, on repassera! Plus grave encore, je note avec colère la nette diminution du nombre de femmes et de représentants de la diversité parmi les actuels membres du Gouvernement.
Y a-t-il donc quelque originalité dans la définition et le périmètre des différents ministères? Je n’en vois guère même si, reconnaissons-le, il y a depuis hier un abandon dont on ne peut que se réjouir: celui du Ministère qui associait immigration et identité nationale. Mais ne nous faisons pas d’illusion, la politique actuelle en la matière restera hélas inchangée !
Ce remaniement n’est donc qu’un effet de manche – un de plus – du Président de la République, une nouvelle tentative de diversion vis-à-vis de la souffrance qu’éprouvent les Français au quotidien. En effet, deux événements quelque peu passés sous silence ont hélas attiré mon attention hier soir: en écrivant ces lignes, je repense tout d’abord au terrible choc de l’incendie du foyer de migrants de Dijon. Combien de temps encore ce Gouvernement traitera-t-il ses habitants, et en particulier ces immigrés venus prendre part au destin de ce pays et qui se voient traités comme des citoyens de seconde zone? Combien de temps fermera-t-il les yeux sur ces véritables taudis dont la remise aux normes est une urgence?
Par ailleurs, les nouvelles violences qui ont émaillé la ville Grenoble hier sont là pour rappeler à ceux qui préfèrent la politique de l’autruche à celle des résultats que rien n’a changé à Grenoble comme ailleurs depuis cet été. Voici de nombreuses années qu’avec de nombreux élus de terrain, je tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation de nos quartiers dont certains s’apparentent à une poudrière, faute d’une politique volontariste.
La concomitance de ces deux événements avec l’annonce gouvernementale – symbole d’immobilisme – m’a beaucoup frappé. Alors qu’hier soir des commentateurs politiques reprenaient l’expression « rien de nouveau sous le soleil », je me dis qu’il y a bien longtemps hélas que le soleil a laissé place à l’orage et que le peuple gronde sans être entendu par un Gouvernement dangereusement enfermé dans sa tour d’ivoire. Il est grand temps qu’à son tour le PS – et la Gauche en général – se mette en ordre de marche pour l’échéance présidentielle de 2012. Le plus tôt sera le mieux.
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